Miroir miroir

Publié le par Fernand Chocapic

C'est une poésie dont il ne reste que l'armature du soutien-gorge à force d'être exposée à la sottise quotidienne des relations sociales et des fêtes d'anniversaire
 
Il y a des dragons qui se perdent
Il y a des martins-pêcheurs qui prennent feu le soir au bord du lac de Genève
 
 

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catherine 12/01/2017 10:43

le soir les matins prêcheurs sont défraîchis et personne ne les entend

catherine 22/01/2017 23:18

Décidément vous me flattez. D'abord je commence par être une étudiante en lettres modernes, et maintenant je suis une grande actrice extrêmement émouvante.
(Je passe sous silence le moment où j'ai failli sentir le chlore).

Fernand Chocapic 22/01/2017 18:24

Au moins maintenant nous savons que vous n'êtes pas Catherine Deneuve. Les chances étaient faibles, mais il y avait quand même un petit doute.

catherine 22/01/2017 16:45

J'étais partie sur une fausse piste (la Françoise de tous les garçons et les filles de mon âge, et bien sûr ça ne collait pas !).
Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé de chanter avec ma propre soeur la chanson très escarpée des soeurs jumelles, nées sous le signe des twingos !
Bravo Fernand, une fois de plus vous faites preuve de beaucoup de suite dans les idées. Et votre solfège est impeccable.

Fernand Chocapic 22/01/2017 15:34

On aimerait tous être rousse pour se faire des coiffures.
Je pensais que vous connaissiez cette mélodie célèbre tirée du film non moins célèbre avec Françoise et Catherine D.

catherine 22/01/2017 11:34

Elle aurait préféré être rousse plutôt que de s'appeler Françoise.
Mais non, ça me dit rien la petite mélodie. Je donne ma langue à Sacha.

Fernand Chocapic 21/01/2017 12:23

Vous êtes sûre que votre soeur ne s'appelait pas plutôt Françoise ?
Et si je vous chante mi fa sol la mi ré ré mi fa sol sol sol ré do ?

catherine 21/01/2017 11:29

J'étais trop jeune pour commander un demi (même si à l'époque le barman s'en foutait du tiers comme du quart).
Je peux évidemment vous le prouver par neuf.

Fernand Chocapic 17/01/2017 16:25

Vous utilisez la règle de trois pour couper les cheveux en quatre ? Certains s'en servent pour couper la galette des rois à la frangipane.
J'ai toujours entendu dire qu'il y avait un lien très fort entre la musique et les mathématiques. Mes parents m'ont fait faire de l'orgue assez jeune mais ce n'est pas tellement que j'avais l'esprit scientifique, c'est plutôt que j'avais de grandes oreilles et que je n'aimais pas les sports d'équipe.

catherine 17/01/2017 11:20

Cher Fernand,
Vous me confondez avec ma sœur Dominique.
C'est elle qui m'a expliqué la chaîne paradigmatique de la joie et du malheur dans « le miroir brisé » de J. Prévert. Comme quoi tout se recoupe, ce qui est finalement assez logique quand on brise un miroir miroir.
C'est elle aussi qui m'a donné ma première petite bouture d'oulipo.
Comme on s'aperçut rapidement que je coupais les cheveux en quatre, on se dépêcha de m'apprendre à compter, des choses comme ça, et on me fit faire des mathématiques (et du solfège).
Et ainsi le plus beau jour de ma vie n'est pas celui où j'ai lu pour la première fois « la mare au bon petit diable » de la Comtesse George Ségur, mais bel et bien celui où j'ai compris la règle de trois, près d'une barrière blanche de la rue des Courtils, je pourrai vous montrer l'endroit exact (Ici la petite Catherine D, alors âgée de 7 ou 8 ans, comprit enfin la règle de trois qui lui avait résisté toute la matinée).
Voilà comment les choses se sont passées. Ne soyez pas trop déçu.

Fernand Chocapic 15/01/2017 20:23

J'ajoute son prochain roman à ma wishlist. Quand il fait froid je lis beaucoup. Vous aussi d'ailleurs, mais vous y êtes obligée rapport à vos études en khâgne / hypokhâgne (études que j'ai imaginées pour vous).

catherine 15/01/2017 17:23

Cher Fernand,
Je ne m'attendais pas à cette réponse.
Décidément, cette femme Marguerite Duras me bouleverse. Des mots comme « ça commencera comme ça, par une indiscipline, un risque pris par l'homme envers lui-même... » sont comme mes dix commandements dont j'avais oublié l'essentiel.

Je n'ai pas écrit son nom par hasard. Je la connais bien, et toutes ses petites héroïnes également, au bord du crime et de la folie.

Je prends votre parti, parti pour ce que vous écrivez.
Marguerite Duras vous aime bien.
« ... dans un lit envahi par le désert » pourrait être le titre de son prochain roman.

Fernand Chocapic 15/01/2017 13:06

Un jour sur Facebook, j'avais posté cette vidéo de Marguerite Duras : http://www.ina.fr/video/I04275518
Une certaine V. B. qui ne me connaissait ni d'Ève ni d'Adam était alors venue sur mon mur pour dire que l'association Fernand Chocapic - Marguerite Duras lui semblait complètement farfelue. J'ai immédiatement bloqué cette personne. Deux mois plus tard, je quittais Facebook, ce repère de trissotins qui ne sauraient pas reconnaître une belle poésie s'ils étaient assis dessus.
Pour la baby-sitter, voyez ce que vous pouvez faire. Prenez votre temps mais revenez-moi avec un bon plan d'action.

catherine 15/01/2017 11:50

Rien de plus anti-poétique que la figure de la retraitée.
Outre qu'elle sent manifestement le chlore, si vous n'y prenez garde, elle vous racontera ses excursions en car à l'Abbaye de Brésèmes, et se plaindra de son pouvoir d'achat. C'est inacceptable.
Abordez-là avec la plus grande prudence. Et préférez-lui systématiquement la baby-sitter.
Ou bien si vous aimez les vieilles dames, précipitez-vous chezTante Pascale, Françoise Sagan ou même Marguerite Duras, avec lesquelles vous serez rarement déçu.

Fernand Chocapic 14/01/2017 17:55

Je disais ça pour me faire peur. En réalité, je ne supporte pas l'odeur du chlore. Je ne dis pas que toutes les retraitées sentent le chlore, mais il y a quand même un peu de ça.

catherine 14/01/2017 14:42

Oui mais rien de plus plus disgracieux qu'un cours d'aquagym avec des retraitées.
Je vous recommande la plus grande méfiance.
Les éclaboussures sont achetées au rabais dans les hypersurfaces.
Dirigez- vous plutôt vers le large, à vos risques et périls.

Fernand Chocapic 14/01/2017 14:10

Vous avez parfaitement raison et si j'osais, plutôt que de faire du gainage tout seul chez moi, j'irais faire de l'aquagym avec des retraitées.

catherine 14/01/2017 10:37

Parfois le trivial vient télescoper la visée poétique et nous réserve de bonnes surprises.
Certains poètes disent fleur, oiseau, dauphin, papillon, et certaines femmes se sentent visées
poétiques. Je crois qu'elles se trompent.
Enfin, pour moi il n'y a pas de "gaie nage", toutes se valent, l'important se trouve dans l'étincelle de la trace, fine et gracieuse.
C'est bien votre avis, n'est-ce pas ?

Fernand Chocapic 12/01/2017 14:11

J'ai encore fait sauter une phrase. Celle où je parlais de mes exercices de gainage. C'est une phrase qui a davantage sa place sur la porte de mon frigo que sur un blog à visée poétique.