Une vie de sucre brûlant

Publié le par Fernand Chocapic

Un jour que j'en avais une sévère, j'ai ouvert en grand les portes de la maternité et j'ai crié : "Je voudrais cinq cent grammes de votre fromage blanc !" L'ennui, c'est que je n'étais pas dans une maternité. J'avais poussé la mauvaise porte. La porte de la rumeur. Moi qui avais faim de laitages, on m'a servi une blanquette de veau. J'ai essayé de finir mon assiette mais je me suis vite aperçu qu'on avait piraté mes papilles gustatives. Cette blanquette de veau avait un goût de reviens-y. J'ai demandé à ce qu'on m'amène le chef. Avec son pantalon de velours et sa queue de cheval, le chef ressemblait comme deux gouttes d'eau à ma soeur ...
 
 

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catherine 20/02/2017 11:13

« Une amie de cheval » oui c'était très drôle. Bien plus drôle que si vous aviez dit « une copine de Boeuf ». D'ailleurs vous avez le sens des titres. Ne faites pas le modeste. Je pense en particulier au sublime « une jeune fille sans aveu ».
Je me demande même si vous n'êtes pas ce jeune homme dont parle E. Chevillard, amené à le remplacer, et que pour l'heure il forme. On peut bien sûr relever quelques piques ici ou là. Et c'est bien compréhensible de la part d'un écrivain à qui il reste, allez, quoi, vingt ou trente années de superbe, tout au plus. Et qui vous envie, et c'est bien normal, votre jeune vitalité.
D'ailleurs il ne cherche même pas à rivaliser sur les titres. Vous aurez noté qu'il se contente d'une numérotation vaguement progressive. 3191, puis on ne sait trop comment, 3217 !

Reste à convaincre Aukazou que vous n'êtes pas cet allitérateur en tapisseries persanes qu'elle croit que vous êtes. Et ce ne sera pas une mince affaire.

Fernand Chocapic 20/02/2017 17:12

Je ne souhaite évidemment aucun mal aux auteurs mais si je continue comme ça, il se pourrait bien que malgré moi j'en ringardise deux ou trois.

catherine 20/02/2017 15:09

C'est pour ça qu'il a du souci à se faire !

Fernand Chocapic 20/02/2017 14:29

Éric Chevillard, il faudrait qu'il mette des titres. Il faudrait aussi qu'il invente des personnages attachants pour créer un effet ... Boeuf par exemple. Et puis surtout, il faudrait qu'il en parle. Vous avez remarqué qu'il n'en parlait pas. Moi je ne parle que de ça.

Aukazou 17/02/2017 21:14

Ps : Ca m'ferait quand même marrer de vous voir courir tout nu dans un champ de tournesols, en compagnie du capitaine Haddock et de la Castafiore. Déjà, j'avais adoré vous voir courir vers Moulinsart sur vos jambes gondolées. Les jambes gondolées, c'est une sacrée trouvaille quand même ! On voit bien la BD s'animer !

Fernand Chocapic 17/02/2017 22:13

Il m'arrive parfois d'avoir des fulgurances. Sur mon blog, je précise. À l'extérieur, j'ai plus souvent des absences.

Aukazou 17/02/2017 21:06

Je faisais référence à l'aphorisme n°3191 d'Eric Chevillard qui m'a rappelé Khalil Gibran (rappelez-vous de votre topic sur François Valery...ou presque ;-)). M'étant rendu compte que la formulation était un peu abrupte et laissait supposer que Chevillard aurait pu "emprunter" à Khalil Gibran, ce qui n'est pas le cas, j'ai jugé bon de préciser ma pensée. Ce dont tout le monde se fout, j'en conviens. Sauf moi puisque c'est, à mon avis, le seul écrivain digne de ce nom que nous ayons à l'heure actuelle. Convenez que le reste, à côté, c'est carrément de la merde !

Fernand Chocapic 18/02/2017 11:09

Ce qui compte, c'est ce que nous avons à l'intérieur. J'espère bien que c'est du vrai chocolat et que ce n'est pas de la pâte de fruit.

Aukazou 17/02/2017 22:36

A l'extérieur, nous avons chacun nos petits problèmes.
Bonne soirée.

Fernand Chocapic 17/02/2017 22:07

C'était introuvable ! Et pourtant, je lis régulièrement le blog d'Éric Chevillard.

Aukazou 17/02/2017 18:28

Vous habitez au 3191 ? ;-)

Fernand Chocapic 17/02/2017 20:18

Vous m'avez perdu. Mettons que nous soyons dans une ville qui utilise le système métrique pour attribuer ses numéros de voirie. Le bâtiment dont vous me parlez se trouverait donc à un peu plus de trois kilomètres du début de la rue. Partant de là, je pourrais à la limite lancer l'idée que si Khalil Gibran vivait aujourd'hui, il habiterait en face du Shopi, mais ce serait complètement idiot. Vous me direz que je ne suis plus à ça près mais quand même.

catherine 17/02/2017 16:42

J'ai une natte sur le côté et du coup je réalise que je ne suis pas votre sœur. J'avoue, j'avais un doute.
En avouant cela, je perds également toutes mes chances d'être « la jeune fille sans aveu ». Dommage, elle me plaisait bien la jeune fille sans aveu.

Fernand Chocapic 18/02/2017 14:06

Bonne idée. Comme ça, elle sera agréablement surprise quand elle en verra un.

catherine 18/02/2017 11:45

Moi je vous crois. Il ne reste plus qu'à convaincre Aukazou que probablement rien n'a de zizi.

Fernand Chocapic 18/02/2017 11:18

Sur mon ancien blog, j'avais trouvé le titre "une amie de cheval". Ça c'était drôle ! Là, croyez moi ou pas, mais je n'ai pas pensé un seul instant que ma soeur pouvait avoir une queue de cheval. D'ailleurs, en ce qui me concerne, les chevaux n'ont pas de zizi.

catherine 18/02/2017 10:41

J'ai déjà du mal avec le mot « slip » alors vous pensez bien que le double sens de la « queue de cheval », ce n'est même pas la peine d'y songer. Je le confesse.
De surcroît, ce fameux double sens du mot « queue » n'intervient que très peu chez moi dans le déclenchement du rire.
Et on ne peut pas résumer la drôlerie de Chocapic au double sens.
Mais cependant, si vous me dites « lors de la projection de « L'approximation du bonheur » je ne pense pas qu'il y aura une queue monstre », ça me fera un peu rire quand même. Allez comprendre !

Fernand Chocapic 17/02/2017 18:36

Avec une natte, vous pourriez bien être "la jeune fille de la plage".

Aukazou 17/02/2017 18:03

Vous êtes sûre qu'il parlait de ses cheveux ?

Aukazou 17/02/2017 15:46

Oui, parfois on pousse la mauvaise porte. Un jour que j'étais allée sonner au 3191 pour rencontrer Khalil Gibran, on me fit savoir qu'il n'habitait plus ses costumes. Un tisserand m'apostropha de la en ces termes :
-" Vos vêtements dissimulent une grande part de votre beauté, mais ils ne cachent pas ce qui n'est pas beau. Et bien que vous cherchiez en vos vêtements l'abri de votre intimité, vous risquez d'y trouver un harnais et une chaîne. Puissiez-vous rencontrer le soleil et le vent avec davantage de votre épiderme et moins de vos vêtements."

- " C'est beau comme du Khalil Gibran, me récriai-je émerveillée."

- " Prétendriez-vous que j'usurpe l'identité du prophète ? me tança vertement le tisserand, un brin de vexation dans la voix".

- "Du tout ! j'évoquais l'Esprit et non la Lettre ! Il me semblait qu'ici elles "se mêlent et confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. "

Capisce ?!

Fernand Chocapic 17/02/2017 18:11

En gros, vous voulez me voir courir tout nu dans un champ de tournesols.

Fernand Chocapic 17/02/2017 18:10

D'après ce que je comprends, vous me demandez de rencontrer le soleil et le vent avec davantage de mon épiderme et moins de mes vêtements.

Aukazou 17/02/2017 15:48

rectif : "m'apostropha en ces termes"