En retard pour la guerre

Publié le par Fernand Chocapic

"Le soleil était vif et la mousse soufflait dans mon visage". Aucun breton, si petit soit-il, ne peut oublier un corps de granit. Trente ans après, il en tremble encore sa plume de mouette dans du jaune d'huître. "Elle balançait ses seins devant moi. Je me suis approché. Il y avait du ressac. Je suis tombé. Au moment où je me relevai, elle m'enveloppa d'une aile tendre et mon coeur fut emporté par un crabe. Je n'ai jamais pu rejoindre mon régiment"
 
 

Commenter cet article