Dans mes bras l'héroïne

Publié le par Fernand Chocapic

Emmanuelle était là depuis des années. Belle, belle ! Et si petite dans cet immense fauteuil de bambou. "J'ai scrupule à vous laisser ainsi" murmurais-je. Je préfèrerais de beaucoup vous ramener à la maison
 
 

Commenter cet article

Aukazou 31/03/2017 14:58

Toutes ces choses ne semblent pas avoir inspiré les poètes. Et ce qui ne se trouve pas en poésie ne se trouve pas non plus chez moi. C'est une règle dans ma famille.
_____________________________

Baudelaire, Céline, Hubert Selby Jr., Ducasse, Rabelais, Swift, Genet n'appartiennent pas à cette famille dont vous vous revendiquez et c'est heureux pour eux. Connaissez-vous au moins la teneur des poèmes en prose de Baudelaire si tant est que vous ayez lu autre chose que les Fleurs du mal ? Question purement rhétorique, il se trouve que je connais déjà la réponse.

Fernand Chocapic 31/03/2017 16:40

J'ai lu bien autre chose que les Fleurs du mal, à commencer par la Bicyclette bleue.

Aukazou 30/03/2017 19:12

Cela n'a qu'un rapport trivial et totalement indirect et j'ai dû vous raconter déjà cette anecdote. En même temps, cela m'a tellement marquée que je m'en souviendrai toute ma vie. Je devais avoir autour de vingt ans et, à cette époque, je revenais de Nanterre-U par la gare St Lazare. Près de la gare, il y avait alors un cinéma interlope qui faisait dans les titres salaces. En passant devant, j'y ai lu (véridique !) le titre du film suivant : "Entre tes cuisses, ça sent le pâté" .
J'ai attrapé un fou rire !

Fernand Chocapic 30/03/2017 20:39

Je vais rester sur ma première idée et visionner Mes nuits sont plus belles que vos jours.

Aukazou 29/03/2017 22:12

Lol !

Fernand Chocapic 31/03/2017 14:22

Toutes ces choses ne semblent pas avoir inspiré les poètes. Et ce qui ne se trouve pas en poésie ne se trouve pas non plus chez moi. C'est une règle dans ma famille.

Aukazou 30/03/2017 23:55

Je vais rester sur ma première idée et visionner Mes nuits sont plus belles que vos jours.
__________________________

Scuse, Ton Altesse, je m’en voudrais de venir altérer cette tonalité romantique avec mes anecdotes triviales mais, paradoxalement, le réel est mon fonds poétique. Et, à y regarder de plus près, toute réalité comporte une dose suffisante d’irrationnel pour que j’y plonge avec curiosité. Voyez-vous ce n’est pas la vulgarité du titre salace, que j’évoquais tantôt, qui déclenche mon rire, mais le fait qu’un certain nombre de critères élémentaires soient remis en question : le bon sens, la raison, mis en hibernation artificielle. Tout est une question de degré et de traitement de l’information. Et tenez, pour rester à St Lazare, savoir qu’une brasserie célèbre, spécialisée dans les huîtres, s’appelle " Mollard " fait mes délices. Je pourrais en faire une nouvelle, par exemple. Cette attention particulière aux détails choquants, inusuels ou tout bonnement révoltants n’est que l’expression de mon étonnement face à ce qui heurte ma compréhension du monde, à commencer par mon environnement immédiat. Et le rire une défense et une arme de destruction propre à éliminer tout ce qui me pollue . " On est puceau de l’horreur comme on l’est de la volupté " écrivait Céline, et je peux vous garantir que de côté-là mon regard est resté neuf, à jamais puceau. D’ailleurs, si j’étais moi-même écrivain, il me semblerait que j’irais mettre les mains dans la merde pour mieux y faire pousser des tournesols. Voilà, c’est tout.

Fernand Chocapic 30/03/2017 20:26

Ce n'est pas pour me vanter mais je viens de lire un livre de Raphaële Billetdoux (Entrez et fermez la porte) que j'ai beaucoup aimé. Du coup, je cherchais ce qu'elle avait écrit d'autre. Elle a écrit Mes nuits sont plus belles que vos jours, adapté au cinéma avec Sophie Marceau. Du coup, j'ai envie de regarder le film (en faisant abstraction des fesses de Jacques Dutronc).

catherine 30/03/2017 18:42

Je ne savais pas qu'elle avait été buraliste chez Fellini.

Fernand Chocapic 30/03/2017 13:53

Il faut arrêter avec les seins de Sophie Marceau.