Les attitudes les plus vastes

Publié le par Fernand Chocapic

Déprimé par un livre de mauvaise poésie, j'invite les insectes à me rejoindre. Serrées sur ma tige, les sauterelles bondissent énormément. Leur oreille est d'un rose de cul vif et chaud, un rose rappelant le rose de mon unique oiseau maigre. Soudain, il y a une averse. Tout le monde s'abrite sous son fichier Excel. Au retour du soleil, il y a de vraies splendeurs qui sortent de la douche reluisantes comme des fourmis, certaines dans d'extravagantes toilettes d'araignée. Je les invite à me rejoindre mais on leur a déjà donné rendez-vous sous un arc-en-ciel. Je reste seul avec un livre jauni. Pourquoi faut-il toujours que je tombe amoureux d'une jacinthe, d'un canari ou d'une bouteille de lait ?
 
 

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