Où roules-tu, petite pomme ?

Publié le par Fernand Chocapic

Au printemps, mon nez part dans toutes les directions. Je suis ce qu'on pourrait appeler un journaliste humide, un avocat avec de la poigne, du pif et du citron. Un ours hiberne dans ma main gauche. Je dois lui donner du sucre pour ne pas qu'il se fâche, ou qu'il aille peloter des passants. Comme j'ai de l'imagination, les demandes les plus insensées me tombent au creux de l'oreille. Une beauté m'a vu dans un club et comme elle voit à travers les choses, et à travers les murs, elle a vu que je portais des caleçons. Maintenant qu'elle est caissière à Carrefour, elle passe tous mes articles à la douchette en faisant semblant de ne pas me reconnaître
 
 

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