Laissez l'embuscade fleurir dans mon coeur

Publié le par Fernand Chocapic

Proposez-moi de nouvelles lunettes, une nouvelle maison de ville avec sa véranda
Proposez-moi des étagères, des portes de placards, quelqu'un dans une autre pièce qui chante l'alphabet nu sur un tabouret
 
 

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Aukazou 09/05/2017 13:44

Si je suis à la retraite, mettez-y aussi votre ami Chevillard.

Fernand Chocapic 09/05/2017 20:17

Je vais demander à Cédric comment il fait. Mine de rien, ça a l'air technique.

catherine 09/05/2017 17:47

Eric Chevillard à la retraite ? Mais enfin, il fallait prévenir ! Fernand n'est pas prêt ! Il ne sait toujours pas numéroter ses textes ! Il s'obstine à trouver des titres !

Fernand Chocapic 09/05/2017 14:24

Vous aussi, vous cherchez à piquer la place à Chevillard ? On est pas les seuls, je vous signale.

Aukazou 09/05/2017 14:20

Tant mieux, ça libèrera de la place ailleurs.

Fernand Chocapic 09/05/2017 14:04

Chevillard sera notre prochain premier ministre. Vous verrez.

Aukazou 08/05/2017 20:22

C'est de la merde, ta prose.
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Naplok !

Fernand Chocapic 08/05/2017 20:23

Vous faites caca en même temps ?

Aukazou 08/05/2017 19:21

Ah, j'ai failli oublier.Vos textes à vous sont d'une nullité crasse. Cela dit sans acrimonie et en toute objectivité. Quant à vos revendications, j'en ferai ce que je voudrais. Votre avis n'a jamais compté et si je désire utiliser votre support, il est évident que je me passerai de votre permission.

Fernand Chocapic 08/05/2017 20:20

Je comprends que le savoir-vivre est un concept qui vous est étranger.

Aukazou 08/05/2017 19:05

Mes textes (et c'est un bien grand mot) n' ont vocation à n'être qu'éphémères. J'aime assez l'idée qu'ils apparaissent et disparaissent aussi vite. C'est ainsi que je les conçois. Je vous engage donc à la suppression de celui-ci.
Quant à votre délire sur ma supposée retraite ... qui plus est de l'éducation nationale ... ;-)

Fernand Chocapic 09/05/2017 20:15

Au fond, vous et moi, on est un peu pareils. Le coeur sur la main. L'entonnoir sur la tête.

Aukazou 09/05/2017 19:32

C'est un accord historique !
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Pas d'accord historique avec un hystérique. Faites-vous soigner urgemment.

Fernand Chocapic 09/05/2017 13:47

Nous avons eu des mots hier au soir mais tout est arrangé depuis. J'ai usé de diplomatie (prends-en de la graine, Mélenchon !) et au matin, nous sommes arrivés à un accord. Je ne traite plus ses géraniums et en retour, elle arrête de dire que mes textes sont sordides. C'est un accord historique !

catherine 09/05/2017 08:53

J'ai loupé quelques épisodes, mais je pense qu'on pourrait dire en effet que les textes d'Aukazou sont éphémémères, puisqu'elle semble être au coeur d'un réseau de retraitées, bien au-dessus des normales saisonnières et tisanières.

Fernand Chocapic 08/05/2017 20:30

C'est sans doute mieux qu'ils soient éphémères, en effet.

Aukazou 08/05/2017 17:51

Vers deux heures du matin, le ciel était clair ; clair au point que des nuages pommelés tanguaient allègrement dans un décor bleu roi. Aucune étoile à l’horizon. Seule Vénus jouait les stars à éclipses, comme un vieux néon sale. J’ai trouvé ça bizarre. Tout m’a semblé bizarre. D’ordinaire, quand je rentre chez moi, le ciel est ma boussole. Je vis perchée, comme un milan le jour, comme un grand-duc la nuit. Dans mon aire transparente tapissée de fenêtres, le ciel s’invite dans mon espace. Exception faite de quelques rangées d’ardoises moussues par endroit et de la danseuse d’Izu – un sophora du Japon, d’environ 25 mètres de haut, que j’ai baptisé ainsi en raison de son balancement gracieux – je n’ai pour seul vis-à-vis que quelques pies criardes, quelques ramiers, des merles, des flopées d’étourneaux et très rarement, l’hiver, la compagnie d’un rouge-gorge. Il arrive que les oies sauvages fendent de leurs ailes gigantesques mon espace aérien ou qu’un héron cendré quitte les hortillonages, pour s’égarer chez moi, mais cette grâce ne m’est accordée qu’une fois l’an et encore n’en suis-je pas certaine. D’autres fois, des dizaines de ballons multicolores, lestés de leurs aéronautes, flottent au milieu des nuages. Je me souviens alors qu’un de mes proches voisins s’appelle Jules. Notez qu’aujourd’hui, tous les hommes pourraient s’appeler Jules, voire Henri Désiré de Gambais, par capillarité si j’ose dire et parce que, singulièrement, les barbapapas sont de retour, en marche vers le Capital.

Ce matin, je retrouve mes repères. L’étrange nuit sans nuit n’est plus qu’un étrange souvenir. Reste le silence, lourd, tenace, d’un ciel chargé à blanc. La ville est sous anesthésie. Rien ne bouge, rien ne filtre, l’écho du vent ne renvoie que la chanson pâlotte des trains de marchandises d’une petite gare de fret. Une petite gare de l’époque des barbapapas (1847), nous y revoilà. Le silence ne sera rompu que par la sonnerie stridente du téléphone où une voix artificielle et tout à fait inamicale m’annoncera que ma mutuelle va subir une augmentation importante. Décidément, le progrès est « en marche », y compris en ce 8 mai où je ne pensais fêter que les lendemains qui chantent … Ca m’apprendra à faire 200km pour venir voter dans la Somme. Pauvre Manon, Amiens ne nous réussit pas : « V’è un silenzio, un gelido mortal ; v’è un silenzio, un freddo che m’agghiaccia ! »

Fernand Chocapic 08/05/2017 21:42

Je ne m'intéresse pas le moins du monde à vos nuages pommelés, vos néons dégueulasses, votre boussole détraquée, vos ardoises moussues et vos flopées d'étourneaux.