Une histoire absurde

Publié le par Fernand Chocapic

J'ai longtemps différé mes rapports avec les femmes, en partie parce que les femmes de ma classe n'étaient pas de vraies femmes. Et puis il y avait toute cette folie des bourses qui faisait rage autour de moi. Après la classe, je ne rêvais que d'une chose : Une bonne école de grammaire. Il était absolument nécessaire qu'elle existe. Sinon, comment expliquer la famille - et la main-d'oeuvre ? C'est à cette époque que sont arrivés les premiers ordinateurs. Mon père et ma mère me poussaient vers un immense tableau de chiffres abstraits. On me disait : "Tu devras travailler comme ça si tu veux obtenir quelque chose de comparable", mais en sortant de l'école, le monde avait changé. Il ne restait rien d'aussi lourd et léger que ce que j'avais imaginé
 
 

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catherine 13/08/2017 20:10

Je reconnais cette buraliste. Sa mère jouait dans Amarcord.

Fernand Chocapic 17/08/2017 16:38

Je partage avec vous une nouvelle méthode de drague par l'absurde que j'ai mise au point par hasard. Vous rencontrez un monsieur dans la rue. Vous lui dites : "Merci d'avoir mis un pull". Il n'est pas sûr d'avoir bien entendu, mais vous avez déjà filé. Ce monsieur vient d'être victime d'une tentative de drague par l'absurde. Bingo !

catherine 17/08/2017 16:05

Que voulez-vous dire quand vous dites qu'elle a parfois raison ? N'évitez-vous pas de ne pas rester davantage sans me cacher que j'ai peut-être parfois tort ?

Fernand Chocapic 17/08/2017 13:46

N'hésitez pas à rajouter un smiley à la fin de vos phrases. Surtout si vous dites une vacherie. Cela aide à faire passer la pilule, mais je ne sais pas si ça marchera avec Aukazou car je pense qu'elle a un problème avec le chocolat. Il n'empêche qu'elle a parfois raison. Notamment lorsqu'elle met un pull. Je l'ai d'ailleurs remerciée à ce sujet. Je voulais lui dire : "Ce pull met vos formes en valeur" mais je n'ai pas osé être si bougrement familier. J'espère seulement qu'il ne s'agissait pas d'un de ces pulls "Bip Bip et Coyote". Ce ne serait pas sérieux de sa part.

catherine 16/08/2017 20:06

Moi aussi je reste très prudente. Je glisse toujours un peut-être, un parfois, un il me semble que. Pour le "deuil au beurre noir", j'avais mis un "j'espère que ne pas", mais j'ai été trop catégorique, je ne sais pas ce qui m'a pris.
La prochaine fois, j'essaierai un beurre synthétique, de la margarine, ou un oméga trois demi-sel plus digeste, et une double négation accidentelle pour atténuer le choc.

Fernand Chocapic 16/08/2017 18:10

Je tâte toujours le terrain avec un bon vieux conditionnel, comme ça, si Aukazou se fâche, je peux toujours rétropédaler à l'écrevisse. L'autre jour, quand elle a mis un pull, ça voulait dire : "Vas-y gamin, affirme-toi" alors je me suis lâché et j'ai écrit au présent de l'indicatif pendant dix bonnes minutes. C'était libérateur.

catherine 16/08/2017 15:43

Je pense en effet qu'avant de se lancer dans la négation, il faut s'entraîner avec des affirmations comportant un léger doute. Ainsi votre "apparemment" et votre conditionnel sont parfaits.
Demain vous direz "il ne s'agissait pas de Duffy" et après-demain "vous n'êtes pas sans ignorer que l'aventurier ne nie pas qu'il pourrait ne pas être ce Duffy en question".
Et là, il faudra retourner voir le film si on veut y comprendre quelque chose, ou bien demander à Cédric ce qu'il en pense.

Fernand Chocapic 13/08/2017 21:56

Un aventurier lui a volé pour deux mille euros de cigarettes le mois dernier. On a relevé ses empreintes sur le tiroir-caisse. Apparemment, il s'agirait d'un dénommé Duffy, résident marocain.