Dix heures du soir en été

Publié le par Fernand Chocapic

La dernière fois que la nuit commençait à tomber, j'ai distingué deux orbes blancs, et un autre plus noir, apparemment froissé ... Un pantalon ? Non, c'était pire. C'était un costume de yogourt acheté dans un marché aux puces. Un vent glacé commençait à se faufiler vers ma spirale. Mes cheveux du pubis se sont durcis en une vaste forêt gelée. J'ai senti un remorqueur qui sentait la fumée, mais je n'étais pas en route pour me faire percer les bijoux et les accessoires. J'ai tout remballé dans un fourreau de menthe perlée et je suis reparti vers mon bungalow
 
 

Un paysage mental submergé

Publié le par Fernand Chocapic

Rien que d'imaginer vos courbes qui se déversent dans des tangentes sauvages et inattendues, je deviens cet escargot qui s'accroche aux feuilles de l'arbre. Vous êtes un cambrioleur de chats qui aurait attrapé un loup, et ce renard, étrangement décoré, déguisé en tant que tel, qui nous cause de si terribles insomnies
 
 

Ce bleu que j'imagine

Publié le par Fernand Chocapic

Il y avait un enfant dans mon lycée qui travaillait en tant que serveur. Toutes les mamans étaient amoureuses de lui. Il n'avait qu'à se laisser prendre la main. Le dimanche, je restais au sable, et j'imaginais que j'étais lui. Parfois, une main chaude et forte se posait dans la mienne. Quel puissant scénario, n'est-ce pas ?
 
 

Ascenseur pour l'échafaud

Publié le par Fernand Chocapic

La nuit dernière, dans mon rêve, j'étais accompagné d'une femme au poil foncé. Elle était vêtue de noir. Son pull-over ajusté donnait l'impression d'une actrice se rendant à l'anniversaire d'un musicien de jazz. Le pull était replié au-dessus d'une large ceinture en argent. Le refus de dissimuler sa taille épaisse était brutal
 
 

Tu as vite fait de choisir entre un piano et une horloge

Publié le par Fernand Chocapic

Astrid est ma marraine de ballet. Nous avons le même instrument. Quand elle se déshabille, c'est comme un violoncelle jouant pour un public de violoncelle. Parfois, je lui dis que j'aimerais la sauter. Elle le prend très bien car c'est quelque chose qu'un professeur de yoga pourrait dire à ses élèves
 
 

Ensemble pour le shopping

Publié le par Fernand Chocapic

Il faut jeter ses jambes de haut en bas, en dedans et au dehors des magasins. S'il ne reste que des grandes tailles, on peut transférer l'intérieur de son corps vers l'extérieur en tirant sur les cordons de son soutien-gorge, ou sur l'élastique de son caleçon, ou sur les deux en même temps - si l'on veut aller plus loin
 
 

Trois ou quatre points de polka

Publié le par Fernand Chocapic

Il y a une fille derrière le comptoir de la concession qui me regarde en accolades. Elle a les cheveux blonds. Le soda transpire dans ma tasse de styromousse. Elle veut, je suis sûr, quelque chose de synthétique. Un tweet pour les mêmes cinq garçons qui courent les boîtes de M&M's
 
 

Virez-moi les détails

Publié le par Fernand Chocapic

Il y a des soirs où la musique classique me semble superflue. À la limite, je préfèrerais voir un spectacle. Pas de décor. Juste de grands murs blancs. Dans le silence, l'effet cumulatif aurait un effet étourdissant
 
 

La femme du super

Publié le par Fernand Chocapic

Vous ne sortez pas moins habillée ces jours-ci. Vous avez toujours votre fourrure, et trois rangées de diamants sur votre poignet. Ne craignez pas qu'il soit trois heures de l'après-midi. Il se dégage de vous, comme les rivières qui roulent vers la mer : L'amour, la musique, l'argent, la fumée. Vous faites bouillir un oeuf en perles et twinset. On s'en fout. Pour moi, vous serez toujours une lady
 
 

Ah comme j'ai ri !

Publié le par Fernand Chocapic

Ces deux-là étaient tellement rusés qu'ils se déshabillaient dans les hôtels. Le matin était riche en odeur de café, mais les rayures de leur pyjama n'étaient pas amusantes. De plus, on ne comprenait rien à ce qu'ils disaient. J'ai demandé une autre chambre. Décontenancés, ils m'ont lancé leur bible de Gédéon. C'est là que je me suis aperçu qu'ils avaient dormi dans des draps à carreaux. Je n'en pouvais plus de rire !
 
 

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