Dormir dans les bras de l'autre un samedi du mois de juin

Publié le par Fernand Chocapic

Il faudrait trouver un monsieur qui accepte de rencontrer des femmes sur son temps libre. En face, ce serait bien d'avoir une inconnue qui cherche à se faire connaître. Il marche lentement, directement sur elle, sans chemise, comme un poisson rouge. Arrivé près d'elle, il lui enlève le corsage d'un geste rapide, par derrière, comme un sparadrap. Il dit quelque chose comme "madame, avez-vous vu des fruits, sous un pull, qui voudraient accéder à la lumière du jour ?" et tout en parlant, il pointe l'endroit exact où la mouche ira se poser, juste là où les formes arrivent à un point triangulaire, quelque part à l'intérieur des sous-vêtements. Tout cela va très vite, bien entendu. Elle lui propose un fruit bien mûr. Il fait mine de tâcher son pantalon, sa chemise, etc... jusqu'à ce qu'il ne lui reste que la queue d'une poire un peu courbe dans la main
 
 

Attends de voir la facture

Publié le par Fernand Chocapic

Je rêve de nénés qui grandiraient comme des petits fous dans ma bouche. Il se balanceraient là, juste au-dessus de ma tête, comme deux grands faucons noirs, et plus je tirerais dessus, plus ils croîtraient de manière cool et tordue
 
 

J'vous dérange ?

Publié le par Fernand Chocapic

Quand vient l'anniversaire d'une dame, les amicaux résistent. Ils bourdonnent de manière désagréable dans le fond d'un local syndical. Et ça dure le temps d'un long roman. Enfin, quelqu'un lance : "coupons le gâteau en sept parts égales" mais je ne veux pas être si précis. Je suis mal à l'aise de la voir souffler tant de bougies. Je voudrais l'embrasser avec la langue à chaque instant. "Quand on ne comprend rien aux anniversaires, il vaut mieux rester chez soi" me dit une tête à claques. Non mais de quoi je me mêle ?
 
 

Le sentier humide du bain

Publié le par Fernand Chocapic

Dirigez-vous franchement vers le bord
Là où les perles se forment
D'une chevelure qui s'ébroue
 
 

Les infirmières sont déchaînées

Publié le par Fernand Chocapic

Comme elle lançait ses bras autour des buildings, je me suis assis dans l'ombre de ses aisselles
 
Elle a vaporisé une sorte d'acide qui m'a aveuglé pendant presque trois minutes, ce qui lui a largement laissé le temps de me faire la poche - même si ce n'est pas avéré
 
Elle a dit que les poissons étaient bizarres et que c'était probablement dû aux pollutions nocturnes
 
 

Long long poème

Publié le par Fernand Chocapic

Pédale de sucre
Chaudière de sel
Petite abeille
 
 

En pleine SNCF

Publié le par Fernand Chocapic

Le quai vous affiche complètement
 
Je suis secoué
Sans loi
Vide
Sans droits
 
Je ne connais même plus mon nom
 
 

Le parasol jaune

Publié le par Fernand Chocapic

Je cherchais des chocos BN dans le sac en égoïste quand une femme a chuté d'un parasol. Sa forme maladroite m'a fait courir loin là-bas, jusqu'au pied de la mer. J'ai d'abord été étonné par sa taille, et puis mû par un réflexe jaloux, j'ai couru pour me la mettre à portée de main. Hélas, à mi-hauteur du château de sable, j'ai glissé. Je suis tombé dans les douves, avec les mômes et les crabes
 
 

La vie parisienne

Publié le par Fernand Chocapic

Dans une salle de bain sans éclairage
Guidé par le flambeau roux de tes cheveux
Partager un bon bain chaud
Et à touche-touche
À touche-torche
S'ensevelir
 
 

Bricoler les vivants

Publié le par Fernand Chocapic

Qu'une femme me regarde avec une virulence invasive, me frôle de sa cavité thoracique ou m'invite à prendre soin de ses graminées, je m'arrange toujours pour obtenir une pelle. Et si à l'aide de sa robe à fleurs, elle tente de provoquer l'accident vasculaire, je me fais repartir le coeur en agitant les bras
 
 

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