Le secret de la licorne

Publié le par Fernand Chocapic

Au Moyen Âge, on croyait que la seule façon d'attraper une licorne était d'envoyer une jeune fille vierge dans les bois. Elle devait être nue pour que la licorne, curieuse de nature, vienne poser sa tête sur ses genoux
 
Elle avait des seins "comme des sacs de transport"
Elle ressemblait en tout point à un cheval
 
 

Ce mélange d'oppression, de flamme et de strass

Publié le par Fernand Chocapic

Un matin, je me recoiffe dans le miroir qui ressemble à mon père quand soudain, une femme de soixante-cinq ans, authentifiée artiste de music-hall, me regarde d'un air de folle dans le grenier. C'est une ex-femme qui a traversé le miroir de sa famille. "J'ai l'habitude de surgir dans des endroits sans lumière avec un porte-jarretelles". Elle fumait un cigare gros comme un bras de bébé, un de ces champignons frisés qui te font battre le coeur
 
 

Les images familiales

Publié le par Fernand Chocapic

Avant qu'un petit malin ne crée les réseaux sociaux, les images familiales prenaient la poussière dans de vieux albums. Elles ne descendaient jamais dans la rue. Je savais qu'untel de mes amis s'était marié mais j'ignorais tout des pieds de ma cousine, quelque part entre Virginie rurale et bohème new-yorkaise
 
 

Le double des clés

Publié le par Fernand Chocapic

Au rez-de-chaussée (en supposant que je prenne la pizza par la tranche), il y a Kenny, l'amant, défendant le copain abusif de la femme fraîche qui habitait l'étage. Je me souviens d'elle debout devant la porte de son studio, rétro-éclairée dans une pure chemise de nuit
 
Au deuxième, il y a celle, âgée de trente-huit ans, qui pourrait être confondue avec un garçon dans la mesure où elle porte toujours une jupe de sac vert. On la voit passer le lundi à travers des cercles de fumée, et comme il a plu récemment, on la voit sauter par-dessus une flaque d'eau
 
Au troisième, il y a quatre frères et soeurs qui se battent pour une boisson
 
 

Mauvais sort

Publié le par Fernand Chocapic

En arrivant au collège, j'ai commencé par une conversation avec la dame de la cantine. Elle faisait des cours de vérification en cuisine. Elle était si séduisante avec son accent bavarois que je l'ai suivie jusqu'au gymnase. Au fil des heures, je me suis rendu compte qu'elle faisait partie d'une cabale maléfique avec ma mère et mon orthodontiste, mais je ne pouvais plus faire marche arrière car le prof de gym avait changé les écluses
 
 

Un corps en mouvement

Publié le par Fernand Chocapic

Son visage est tourné de la caméra vers ce qui ressemble à un poêle. Il faut un moment pour remarquer les talons de polyuréthane au bout de ses pieds tendus. C'est une femme dans le monde d'un homme. Elle a pour elle la force légère de ses jambes. J'ai noté leur proportion particulière et leur motif de musculature, puis je suis passé de l'autre côté de la lentille pour enregistrer son corps blanc, ses jambes levées et la partie supérieure du dos de sa cuisse
 
 

Méchamment Rock'n'Roll

Publié le par Fernand Chocapic

Je lui ai demandé à quoi ressemblaient les marmottes. Elle m'a dit : "La plus grande mesure va de trois pieds et demi du nez jusqu'à la queue, parfois avec des hot-dogs, parfois avec des poissons ou des moules de poulet". Je tremblais de peur et de répulsion. Elle agrippait la poignée. Je me suis mis à crier
 
 

Pianiste et plombier

Publié le par Fernand Chocapic

Les orteils qu'elle a présenté lors de mon inspection ressemblaient à des doigts jouant du piano. Comme en plus, son père est plombier, je lui ai demandé de regarder mon lave-vaisselle. J'avais la pipe gelée et toutes sortes de désordres. Elle m'a dit : "Je n'ai jamais vu quelque chose comme ça. Vous devriez en prendre soin A.S.A.P."
 
 

Philibert de la branche

Publié le par Fernand Chocapic

Je ne sais pas pourquoi mais toutes les personnes que je connais deviennent folles. Il leur pousse du céleri sous les bras et leurs seins se pâment de manière exagérée. Si je ne veux pas mourir en conséquence, je suis obligé de leur passer une sorte de poudre à racler le noeud des abeilles, ou bien je les suspends à l'envers d'une balle de tennis
 
 

Bonjour

Publié le par Fernand Chocapic

C'est impressionnant le nombre de fois où vous devez dire bonjour dans une journée. Croiser quelqu'un dans la rue, passe encore, mais le faire dans les magasins, non seulement pour les employés qui vous saluent à la porte, mais aussi pour les copines sur trois étages de lingerie fine, ça commence à devenir méridional
 
 

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