Yo Mouf !

Publié le par Fernand Chocapic

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Comment lui dire ?

Publié le par Fernand Chocapic

Je vois une femme toute femme se changer. J'aimerais me trouver à l'endroit exact de ses mains. Je ne sais pas comment lui dire. Aucune expression latine ne me vient. Elle-même me dit des mots qui proviennent d'une autre langue, se prononcent dans une autre langue, beaucoup plus suggestive que la nôtre. Une langue qui doit être utilisée à voix basse, presque dans un murmure
 
 

Cinq à sept

Publié le par Fernand Chocapic

Je m'en fiche si vous êtes vous et que je suis moi. Je ne suis pas une fleur exotique. Quelque manteau que vous aurez, je le mettrai à réchauffer. Pour les chaussures, bien que petites, ce sera pareil. Vous n'avez pas besoin de me convertir. Je suis déjà d'accord. Et s'il n'y a pas de manteau et pas de chaussures, je vous prendrais nue, à moins que vous ne me trouviez en premier (quand j'étais assis sur les draps blancs). Je mets mes mains sur votre poitrine. La poitrine se repose. Vous mettez vos pieds sur ma poitrine. La poitrine se repose
 
 

La lune de travers

Publié le par Fernand Chocapic

Quelque part, suspendu dans un espace sans facette, la vigne monte en spirale et se mélange aux cheveux. La chemise gonflée de dentelles, elle plane avec tous ses bracelets. La distance change. Elle est soudain très près. Je vois sa main et juste après, une brosse charnue avec un tas de doigts que je peine à identifier. Elle a un visage pâle et lumineux. Le ventre, comme un rêve, se souvient complètement de vivre et de bouger. La distance entre nous est en train de mourir, sans prétention. Je me retrouve dans les limites de cette forêt si particulière, pris dans ce cercle qui à tout moment menace de se refermer
 
 

N'annule pas ton désir

Publié le par Fernand Chocapic

Le charme a investi son visage
Et soulevé sa paire
Au-delà de son maillage
 
 

Mon infirmière, mon hirondelle

Publié le par Fernand Chocapic

Un rêve élémentaire me passe par les yeux : "Ma parole, mon infirmière, vous avez pris modèle sur un oiseau !"
 
Un pied céleste vole au-dessus de mon visage : "Je vais dormir, mon infirmière"
 
Ma soeur --- la plus ancienne --- a bien grandi. Elle est devenue infirmière
Ma soeur --- la plus jeune --- interrompt ma sieste : "Les hirondelles sont parmi nous"
 
"Le ciel de printemps, pour le voir, il te faut juste une bonne piqûre d'abeille"
 
 

Les interactions d'Elvis

Publié le par Fernand Chocapic

Lors de mon premier rendez-vous avec Priscilla, j'avais 11, 23 et 42 ans
 
Je peux vous montrer l'étage où j'ai vécu
 
Je peux vous raconter une anecdote au sujet d'une femme avec laquelle j'étais la veille de mon départ pour le service militaire
 
Je peux vous raconter la fois où j'ai voulu faire un jogging et que les foules de Las Vegas ont commencé à se rassembler avec tous les styles et les coiffures de leur époque des années 60. Ils voulaient me rattraper mais les mois de Karaté et les engagements précédents de deux mois à l'international m'avaient mis dans la meilleure forme physique de ma vie. Personne d'autre que moi ne pouvait passer de "Vous avez perdu ce sentiment amoureux" à "Vous n'avez pas à dire que vous m'aimez" à "Une nuit des esprits suspicieux" avec une telle facilité
 
 

Les amateurs du vendredi soir

Publié le par Fernand Chocapic

Quand la musique s'arrête, personne ne semble sûr de ce qu'il faut faire. Une jeune femme rousse se fige. Elle porte un peignoir de bain rouge. Le peignoir, très lâche, laisse voir ses seins. La lumière au néon s'allume. Des messieurs s'appuient sur leurs dernières cigarettes. Ils se lèvent de leur matelas, se félicitent et échangent des noms et des adresses. Diverses femmes quittent l'appartement et bien que je n'aie jamais appris à nager, je les aurais volontiers suivies jusque chez elles
 
 

Coup de foudre pour un escargot

Publié le par Fernand Chocapic

Je suis étendu sous le maigre d'un ancien hangar de tabac quand quelqu'un ou autre, chaud et nu, se remue. Je me tiens sur le bout du bout pour regarder au-dessus de l'horizon et sans le faire exprès, moi pourtant si mince et timide, je me retrouve en plein contact immodeste avec une blonde. "Qui diable pensez-vous que vous êtes à exécuter des danses à côté de rien ?" me demande-t-elle alors que j'ai le nez dans sa tresse. "Rendez-moi mon calmar !" que je lui réponds. Elle est impressionnée par mon fichu caractère. Nous nous enlaçons
 
 

Un été dans la ville

Publié le par Fernand Chocapic

C'est étouffant, une sécheresse. Les rues s'effondrent. La chaleur tue. Tu demandes un autre café mais la terrasse est vide. Il n'y a plus personne. Aucun moyen de savoir ce qui s'est passé. Tu as tout autour de toi l'étendue entière, pleine et flippante. Tu marches dans de somptueuses chaussures en daim. Le crépuscule s'accroche comme une bâche à l'arrière du camion. Quel beau soir de remblai !
 
 

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